La musique hip-hop s'inscrit à la fois dans la continuité et la rupture avec la musique noire américaine. En continuité manifeste parce qu'elle est la lointaine héritière des complaintes sur les conditions de vie des Afro-américains dans le quartier du Bronx (work songs, negro spirituals), de la tradition de l'improvisation apparue avec le ragtime puis le jazz, et des dialogues musicaux (call and response) présents dans le blues.
Plus directement, la musique hip-hop est issue de la soul tardive, et du funk, sans oublier la poésie/ musique proposée au début des années 1970.
La musique dub est dérivée du reggae. Au début des années 1970, les ingénieurs du son King Tubby et Errol Thompson approfondissent les recherches d'invention d'Augustus Pablo dans le domaine du reggae instrumental. Ceci consiste à effectuer un travail des morceaux présents sur la face A des vinyls, et que l'on place en face B.
Le concept de "sound system" est d'abord devenu populaire dans les années 1950 dans les ghettos de Kingston. Les DJs chargeaient un camion avec un générateur, des platines vinyles et des haut-parleurs et installaient une street party. Au début, les DJs jouaient du R&B américain mais au fur et à mesure, la production locale de musique augmenta et les sons prirent des sonorités locales typiques.